Comment étudier quand on éprouve des difficultés à mémoriser par coeur?

Femme, Désespérée, Triste, Des Larmes

Comment étudier quand on est HP avec un profil en arborescence? Tellement compliqué d’étudier par coeur! Il faut avant tout comprendre le sens, le but ultime étant le diplôme qui est une clé pour la vie future. Ensuite comprendre ce que le cours va apporter… 

Quand je donne une conférence pédagogique en secondaire, je prends toujours l’exemple du cours de mathématique. Si vous donnez une équation du premier degré à une inconnue, le jeune HP qui aime les math (ce n’est pas le cas de tous les HP) trouvera la solution sans passer par toutes les étapes. L’enseignant (ou le parent) doit lui donner du sens à cet apprentissage des étapes de résolution qui ne lui est pas nécessaire. Vous lui donnez alors deux équations du second degré à deux inconnues. Vous lui demandez ensuite de trouver la valeur de X et de Y. L’enfant bien entendu n’est pas capable de trouver la solution. On lui explique alors que pour trouver la solution il devra apprendre avec des exercices très faciles. Le jeune se met alors en route, il a compris le sens.

Il est très important aussi d’avoir une vision globale, dès le départ: table des matières, plan du cours, mind mapping. Le jeune doit pouvoir comprendre dès le début du cours où on va arriver. Sinon, dans sa tête, c’est complètement désorganisé. C’est le rôle de l’enseignant de clairement montrer au jeune le parcours réalisé durant les séquences. Le jeune s’y retrouve alors et aura aussi plus facile de donner sens aux apprentissages. 

Comment faire en tant que parent si l’enseignant ne donne pas la table des matières. Prendre alors le temps d’expliquer au jeune que même s’il ne comprend pas où on va il doit écouter, prendre des notes et qu’après quand le prof donnera le plan il comprendra. et si le prof ne le donne pas, il convient alors d’aider le jeune à structurer lui-même la matière. Malheureusement on ne changera pas l’école ni la pédagogie qui parfois va à l’encontre totale du profil atypique de nos jeunes et de beaucoup d’autres élèves.

Catherine Devreux, psychologue et enseignante, le 2 Mars 2019