Dissociation

dissociation

La dissociation est classée dans les troubles réactionnels. Ce n’est pas un trouble de la personnalité même si, dans certains cas, un niveau élevé de dissociation peut mener à un trouble de l’identité.

La dissociation est une défense élaborée suite à un vécu lourd, un vécu souvent de maltraitance dans l’enfance.

Seules les personnes avec des capacités élevées ont cette capacité. On parle de capacité car cela a permis à la personne de survivre psychiquement dans un contexte toxique.

Tous les êtres humains ont en eux des parties d’eux qui cohabitent : une partie de moi a envie de manger cette belle glace mais une autre partie de moi sait que c’est mauvais de la manger le soir car cela m’empêchera de dormir. Nous vivons ça tous les jours de notre vie.

Quand on est atteint de dissociation, une partie émerge par moments et prend le dessus sur notre côté rationnel. Ces parties sont des parties émotionnelles qu’on ne peut maîtriser. Cela peut être une colère qui nous submerge à un moment donné ou une partie qui nous pousse dans une tristesse profonde.

Quelles sont les origines de la dissociation ?

L’enfant a besoin d’être aimé, d’être rassuré par ses parents.

Quand les parents ne sont pas stables :

            -montrent peu d’amour

            -violents (verbal ou physique)

            -alcooliques ou sous influence

            -…

Le psychisme de l’enfant va alors se séparer en deux parties : une qui sera présente quand les parents sont positifs. Celle-ci s’attachera. L’autre partie, quand les parents représenteront un danger ou lorsqu’il y aura un manque, elle fuira

Cette dissociation sera utile, même indispensable dans la petite enfance pour survivre. Mais en grandissant l’enfant n’aura plus besoin de ses parties. Mais ces parties subsisteront et par moment, empêcheront la personne de vivre comme elle le souhaite.

Ces personnes peuvent avoir des difficultés à entrer en relation : une partie voudra s’attacher et l’autre fera tout pour que cela se passe mal car « c’est dangereux d’aimer ».

Un autre exemple est l’impossibilité de vivre du plaisir dans la vie de tous les jours. Une partie l’en empêche.

C’est un peu comme si la personne avait différentes voix à l’intérieur. Le travail à faire en psychothérapie est d’apprendre à communiquer avec ces parties qui sont importantes. Le but n’est pas de les supprimer mais de redevenir le chef d’orchestre de notre esprit.

Beaucoup d’HP vivent cette dissociation. Elle est par exemple très présente dans les addictions.

Je voudrais insister ici sur le fait que la dissociation n’est pas une pathologie mais un moyen de défense et qu’on peut en guérir.

Beaucoup de psychologues non formés à cette difficulté confondent la dissociation avec un trouble de la personnalité comme la schizophrénie ou le trouble Borderline.

Le schizophrène entend des voix à l’extérieur de lui. Une personne dissociée entendra plutôt des voix dans sa tête.