Témoignages

1 imagination

Je suis passé par chez vous, il y a un an maintenant. J’ai sauté le pas après bien des années et bien des questionnements.

Mais pourquoi je suis comme cela ? Pourquoi ça va jamais ? Etc,……
et encore etc,….. et etc,…. Une amie Coach qui est elle même maman de zèbre ma mis sur la voie et quelle voie!!

Après avoir passé les différentes étapes du test, il à bien fallu
l’admettre je suis un zèbre!!!! Maintenant ma vie prend un sens différent, je comprend beaucoup de chose du passé, du présent et du futur…

Je redécouvre ma propre vie en quelque sorte et je construis la suite
différemment. Je vous dit un GRAND MERCI pour votre accueil, votre gentillesse et
votre professionnalisme. Encore un GRAND MERCI d’exister.

Marc

« Dis madame, je voudrais m’enlever être surdoué.

-Explique-moi mieux ce que tu veux dire.

-C’est que je veux plus de surdoué, ça m’embête.

-Et qu’est-ce qui t’embête?

-Je veux être pareil que les autres, je veux pas être différent! »      

Ludovic, 7 ans et demi
(Jeanne Siaud-Facchin, L’enfant surdoué l’aider à grandir, l’aider à réussir, Paris, Odile Jacob,2008. )

« Le jour de l’épreuve d’histoire du bac, j’avais le choix entre deux sujets: l’un que je connaissais par coeur, l’autre que je ne pouvais pas traiter sans réfléchir, et qui me demandait du travail. Je n’ai pas voulu me « casser les pieds » et m’ennuyer pendant quatre heures, alors j’ai pris le deuxième sujet. Au moins, c’était intéressant. Je ne m’en suis pas mal sortie: j’ai eu 12/20. Evidemment, j’aurais eu bien plus avec le premier sujet, mais c’était trop simple »

(Béatrice Millêtre, Petit guide à l’usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués. Paris. Ed Payot & Rivages, 2007.)

« I had the highest grades in the country on the eighth grade exam for high school-but a big red F in conduct; I forget what it was for! »*
Marylou Kelly Streznewski. Gifted grown ups. New York. John Wiley & Sons, Inc. 1999.
*J’ai eu le plus haut grade du pays au huitième niveau d’examen de la haute école mais un gros F rouge en conduite; j’ai oublié pour quelle raison!

« J’avais tout pour être heureuse, mais depuis toujours, cela n’allait pas. Je ressentais une tristesse profonde. Je me croyais la dernière des idiotes, je me croyais folle. Je n’avais jamais osé franchir la porte d’un cabinet de psy… Mais je jouais le jeu, personne, même mes proches, ne se rendait compte du mal qui m’habitait. Je menais correctement ma barque, sans trop de difficultés, arrivant facilement à réagir dans les adversités. Je me sentais toujours décalée. Dans les relations avec une seule personne, cela se passait bien, par contre, dès que je rencontrais plusieurs personnes ensemble, j’essayais d’être « comme il faut ». Cela ne passait pas, et après chaque rencontre, je me sentais épuisée. Un jour, une connaissance m’a dit qu’elle croyait que j’étais HP. Je ne savais pas ce que c’était. Quand elle me l’a expliqué, j’ai d’abord eu difficile de l’accepter, me croyant plutôt en dessous, mais j’ai osé franchir le pas et j’ai fait le test de QI après six mois et j’ai cartonné. Etonnant pour moi, qui me croyait idiote. Après tout un travail sur moi-même, j’ai appris qui j’étais et dans quel monde je vivais. Aujourd’hui, j’arrive beaucoup plus facilement à avoir des relations vraies avec les autres, m’adaptant en tenant compte de cette différence. Ma vie est devenue beaucoup plus facile, je me tracasse nettement moins qu’avant, dors comme un bébé, et n’ai plus toutes les phobies qui m’habitaient… Bizarre n’est-ce pas, sans RIEN faire… Le fait d’aller mieux, tout est parti tout seul! Seul regret: ne pas l’avoir su plus tôt! »

Marie-Christine

Il y a la théorie de  l’enfant trouvé… Moi, ma théorie, c’est que j’ai choisi ces parents-là pour qu’ils m’abandonnent et que je sois autonome :  j’ai été pondue dans le nid d’à côté comme vous savez qui. Je suis issue du milieu ouvrier (trrrrrès modeste) et j’ai été « confiée » à une gardienne à 2 ans – je voyais alors ma mère tous les WE – et mise à l’internat à 5 ans jusque 18 ans. Je rentrais alors toutes les 2 semaines. Sur le parcours, j’ai croisé des adultes tutélaires : des enseignants qui avaient perçu « quelque chose »; en particulier, mon instit de 6eme qui me donnait du travail supplémentaire et des choses à faire qui n’intéressaient que moi. Et, en humanités, mon prof de latin qui me suivait sans en avoir l’air : il m’a offert des livres et un dico pour étoffer mes cours d’allemand et de français.
Le sentiment de solitude et d’ostracisme, je l’ai connu toute ma vie. J’ai loupé des opportunités professionnelles avec des commentaires du genre « vous avez un CV trop disparate : ça fait dilettante ». ou bien, de la part d’un directeur : « toi tu es dangereuse ». … A la fin de mes humanités, je pensais partir vers les arts graphiques mais l’une de mes profs m’a persuadée d’aller plutôt à l’Université d’où je pourrais toujours « redescendre ». Appliquée, j’ai suivi 4 formations universitaires. Je vous entends dire « mais pourquoi ? ».
Eh bien, parce que j’avais un projet de doctorat mais je me croyais trop bête pour le mener à bien sans ça…. A la fin de ma licence en romane à Liège (mon 1e cycle), un assistant qui ne m’aimait pas a demandé à être lecteur de mon mémoire. Lors de l’évaluation dudit mémoire, ce type a allégué que je n’en étais pas l’auteur. Comme ma directrice de mémoire affirmait le contraire, il a conclu : « si c’est d’elle, c’est médiocre ». Je suis donc sortie de là avec une simple satis. … A part ça, vers mes 40 ans, j’ai suivi un stage de peinture d’une semaine à l’académie d’été de Neufchateau. Là, en me regardant faire, le prof a été abasourdi et m’a annoncé qu’il passerait chez moi voir ce que j’avais fait précédemment. Mais c’était ma première réalisation. En fait, je n’ai pas eu de phase d’apprentissage : on m’a montré et j’ai fait. Me voilà donc peintre, portraitiste en particulier. Souvent, les gens sont mal à l’aise devant mes tableaux : ils trouvent que le fini est trop parfait pour être humain et disent « il y a un mystère derrière ».
Merci d’être là.

Patricia

   
 
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